L’arrière-plan de l’interview du Président Venanzi

– Opinion –

Si tu te limites à la perception manichéenne du foot – les gentils contre les méchants, les Wallons contre les Flamands, les professionnels contre les amateurs – il ne faut pas se plaindre que ceux qui vivent sur ton dos te prennent pour un veau. Alors au Standard, on essaie d’être en même temps critique et de mauvaise foi, je comprends la démarche.

– Contexte –

Dans le foot business que les supporters aiment détester, les droits TV sont devenus indispensables. Le Standard a tenté de les négocier séparément. Pour l’interview exclusive, le club a communiqué de façon top-down via ses propres canaux, ce qui a vexé quelques journalistes. Résultats moyens, campagne de transferts IN manquée, le président Venanzi est devenu une cible depuis l’histoire du refus de la licence. Bye bye Twitter et la communication horizontale.

– Conclusion –

Sur le fond de l’interview, on n’a pas appris grand-chose. Sur la forme, le Standard se profile de plus en plus comme « content owner ». Les contenus qu’il produit et diffuse lui appartiennent, c’est son droit. Les droits sur la compétition: Pro League, Coupe de Belgique, Europa League, c’est autre chose. La priorité de la direction doit être de travailler sa sphère d’influence à la Pro League, la RBFA, l’UEFA,… Alors tu verras, les résultats suivront.