Historique

Il n’y a pas eu de manif de 10.000 personnes pour dire: « on veut les Socios ». Cela s’est limité à une banderole dans le stade.

Photo de Elti Meshau sur Pexels.com

Pour être garant de l’identité de notre club. Les supporters deviennent propriétaires d’une partie (5 à 20%) du club. En échange, le club s’engage sur un certain nombre d’éléments (nom, couleurs, matricule,…), qui ne peuvent être changés sans leur aval.

Comme le montrent les comptes déficitaires puis l’épisode sur la licence 2020, le club demeure dans une situation fragile financièrement. 


Les supporters assistent à cela sans beaucoup d’informations et sans pouvoir agir. Nous le croyons, le football professionnel doit opérer une mutation vers des pratiques plus transparentes et vers une implication plus directe de ses supporters pour assurer une plus grande stabilité du club ainsi qu’un fonctionnement qui prenne en compte leurs souhaits.

Les défis pour les années à venir ne manquent pas : comment soutenir le club autrement que depuis les tribunes ? Évolution de la formule du championnat ? BeNeLeague ? Nouveau stade ? Nous sommes impatients d’y retourner!

La crise sanitaire a démontré qu’on pouvait jouer au foot sans les supporters… Nous défendons un football populaire qui, par définition, s’appuie sur l’engouement généré par les supporters.


DEPUIS QUAND?

En juin 2011, le Standard est mis en vente. Inquiets du possible rachat par un investisseur étranger, 6 supporters lancent l’idée d’un rachat par les supporters sur le modèle « socios ». En une semaine, 5400 candidats – pour un total de 3.2 millions d’euros de promesses de prises de parts – se manifestent.  L’engouement pour le projet est réel. Las, le club est rapidement racheté par Roland Duchatelet qui n’en veut pas et le projet est mis entre parenthèses.

En 2013, alors que le club est à nouveau en crise et que le divorce semble prononcé entre son propriétaire et de nombreux supporters, le projet est relancé mais sur une base plus large et plus professionnelle.  Deux structures, une asbl en juin et une coopérative (SCRL-FS) en septembre sont créées. L’asbl rassemblera environ 1000 personnes et 250 parts seront acquises dans un contexte pourtant très défavorable puisque le propriétaire ne veut pas du projet et que les résultats sportifs sont bons.

En 2015, le club est racheté par Bruno Venanzi.  Lors de son intronisation, celui-ci annonce vouloir mettre en place « dans un délai de 3 à 5 ans » le projet.  Nous le rencontrons dès septembre et il nous confirme clairement souhaiter travailler avec nous.  Début 2016, nous rédigeons avec le concours de deux cabinets d’avocats une « lettre d’intention » dans laquelle nous précisons comment nous envisageons notre entrée au capital du club et la façon dont le club et nous pouvons travailler ensemble à ce projet. Pas de réaction du club. 

En juin 2017, Bruno Venanzi assiste à notre assemblée annuelle et il se déclare toujours favorable au projet d’augmentation de capital de la SA Standard de Liège avec ouverture de celui-ci aux Socios, ce qui serait une première en Belgique.


Le président des Rouches estime que ceux-ci pourraient représenter 5 à 20 % des parts du club liégeois.

Des rencontres tripartites sont alors organisées avec la Famille des Rouches et des responsables du club.  L’attitude de la FdR vis à vis du projet est peu constructive. Nouvelles temporisations du club. Nous demandons qu’un planning soit établi pour que le délai de 3 à 5 ans puisse être tenu.  Nouveau silence radio.  Puis, plus rien, malgré nos sollicitations.  Nous signalons au club que nous souhaitons une feuille de route et qu’à défaut nous devrons liquider la structure (qui implique des frais fixes) et rembourser les coopérateurs.  Nous n’obtiendrons aucune réponse ni explication.

Juin 2019, nous actons l’échec de cette tentative et décidons d’y mettre fin en remboursant les coopérateurs.Pour autant l’analyse que nous avons formulé dès le début semble pertinente.  C’est pourquoi nous souhaitons continuer de jouer un rôle de veille mais aussi de pédagogie à travers notre site internet et les réseaux sociaux.


Alors, rejoins-nous… et un jour qui sait, on achètera peut-être le Standard ensemble!