La coopérative « Socios-­Standard » nomme ses 11 nouveaux administrateurs (RTBF – 5 mars 2014)

La société coopérative « Socios-Standard », qui entend entrer dans le conseil d’administration du club afin de « garantir l’ancrage liégeois » des Rouches, a nommé ses 11 nouveaux adminstrateurs lors de son AG extraordinaire du 22 février, a annoncé la société coopérative mercredi.

Standard: La coopérative "Socios-­Standard" nomme ses 11 nouveaux administrateurs

« Les trois administrateurs nommés lors de la constitution de la coopérative en septembre 2013 ont été renommés et huit nouveaux membres se sont proposés spontanément pour compléter le Conseil d’administration qui se compose dès lors de Corine Ceola, Alain De Clerck, Rudi Katusic, Gérard Lambert, Philippe Loison, Jean-Claude Lovinfosse, Fabrice Massin, Pierre Eyben, Jean-François Ramquet, Jacques Seron et Georges Vroonen« , précise « Socios-Standard » dans un communiqué.

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LES SOCIOS DU STANDARD VEULENT INTÉGRER LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CLUB (La Meuse 13 janvier 2014)

La société coopérative Socios-Standard qui compte actuellement un peu plus de mille affiliés (10 euros à l’inscription) veut apporter une nouvelle dimension à son entreprise et entrer ni plus ni moins dans le conseil d’administration du Standard. A l’image de ce qui se pratique dans quelques clubs européens comme Swansea, Nantes ou Hambourg.

En créant un projet d’actionnariat qui permettrait donc à cette société coopérative d’être un membre actif de la gestion du club.

Comment ?

En lançant dès lundi un compte où les supporters intéressés par l’initiative verseront la somme de 200 euros à Socios-Standard qui se fait fort de veiller à ce que le supporter ait son mot à dire dans les grandes décisions du club.

Quand on sait que le budget annuel du club avoisine les 22 millions d’euros, on se rend compte que la partie est loin d’être gagnée.

C’est tellement vrai que le président du Standard, Roland Duchâtelet n’a même pas répondu au courrier envoyé par Socios-Standard qui souhaitait l’avertir officiellement de cette initiative

«Dans la mesure où Roland Duchâtelet répète à qui veut l’entendre qu’il vendra le Standard dans les prochains mois, nous tenons à ce que notre club passe entre des mains fiables et que nous soyons l’interlocuteur qui représente le supporter. Notre but n’est absolument pas de nous enrichir mais bien d’être une partie intégrante du conseil d’administration», explique Jacques Seron, un des instigateurs du projet.

«Nous espérons atteindre les 5.000 souscripteurs», ajoute-t-il. «Notre première assemblée générale avec la nomination des administrateurs se tiendra le 22 février prochain. Nous avons opté pour la forme juridique de la société coopérative parce qu’elle est la plus adaptée au développement de l’actionnariat populaire».

 

Entrez dans le capital du Standard pour 200 euros ! (DH – 15 septembre 2013)

C’est devant notaire que la société coopérative a été portée sur les fonts baptismaux. Voici quelques mois une dizaine d’amoureux du Standard avaient lancé l’idée de créer cette société de socios en vue de racheter une partie du club principautaire.

« Nous avions alors créé une asbl », explique Pierre Eyben, futur administrateur-délégué de la société coopérative à finalité sociale. « Le but de cette association était de récolter un peu d’argent pour pouvoir faire face aux dépenses liées à la création de la coopérative. Mille personnes avaient versé 10 €. Dans la foulée, 5.000 personnes avaient trouvé que notre idée était bonne. »

Cette fois, les choses sérieuses sont donc lancées. « « La part de la coopérative Socios Standard a été fixée à 200 €. On peut en acheter tant qu’on veut, mais nos statuts empêchent un investisseur d’avoir plus de 10 %  des voix  en assemblée générale. Une fois l’argent rassemblé, l’idée est alors de racheter une partie du club. Le Standard vit aussi grâce à ses supporters. Ces derniers paient leur entrée et dépensent de l’argent en merchandising. Il est logique qu’ils aient un mot à dire. Il faut les impliquer dans la gestion du club pour qu’ils sachent ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. »

Reste que la création de Socios Standard peut apparaître comme une mesure de défiance vis-à-vis de Roland Duchâtelet. « Ce n’est pas le cas; l’idée de créer cette coopérative date d’il y a 2 ans lorsque Value 8 était candidat à la reprise du club. D’ailleurs en début de semaine, nous avons écrit à M. Duchâtelet pour lui proposer une rencontre en vue de lui expliquer notre projet. »

Signalons enfin que pour que les socios du Standard reprennent une partie du club, il faudrait que quelqu’un vende… « Mais M. Duchâtelet a dit qu’il vendrait. Puis comme le Standard est une société anonyme, on pourrait procéder à une augmentation de capital. »

La coopérative s’engage en tout cas à rembourser ses coopérateurs si, dans un délai qui reste à fixer (mais de plusieurs années), elle ne parvenait pas à rentrer dans le capital du Standard. Les personnes intéressées peuvent déjà consulter le site internet de la coopérative (sociosstandard.be).

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« Socios Standard »: la coopérative a été officiellement créée (RTBF – 12 septembre 2013)

Depuis le début du championnat et les excellents résultats du Standard, on n’avait plus beaucoup entendu parler des « socios ». Et pourtant, le projet n’était pas en veilleuse. Les socios, comme à Barcelone, c’est l’idée de quelques supporters de s’approprier le Standard. Ce projet vient de franchir une seconde étape. Même si les résultats de l’équipe sont bons, même s’il n’est plus guère question que le président Duchâtelet revende le club, la coopérative de « socios » a été officiellement créée, devant notaire.

"Socios Standard": la coopérative a été officiellement créée

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Et si le prochain départ au Standard était celui de Roland Duchâtelet et la prochaine arrivée celle des supporters ?

Communiqué du 5 juin 2013

Initiative  des « socios » : « Nous voulons TOUJOURS racheter le Standard ! »

Il y a un peu moins de deux ans (le 15 juin 2011), était lancée l’initiative « Nous voulons racheter le Standard » qui proposait qu’une partie importante du Standard de Liège, institution phare de la région liégeoise, puisse être achetée par ses propres supporters sur le principe des « socios », une pratique déjà en place au Portugal et en Espagne pour des clubs qui, comme le Standard, jouissent d’un important soutien populaire. L’idée était la création d’une société coopérative (SCRL), c’est-à-dire une association de personnes partageant une identité et un projet collectif avant d’être une mise en commun de capitaux, détenue par les supporters eux-mêmes qui achèteraient tout ou partie du club.

Malheureusement, malgré plus de 5500 souscripteurs et des promesses d’achats de parts pour un montant avoisinant 3.25 millions d’euros récoltés en à peine une semaine, cet élan populaire n’a pas été entendu par la direction et les propriétaires du Standard, et le club a été racheté par Roland Duchâtelet pour une somme non communiquée  mais estimée à 32 millions d’euros.

Deux ans plus tard, plusieurs des craintes qui étaient les nôtres se confirment. Par nature, les supporters constituent des investisseurs stables, soucieux de pérenniser le club et d’intensifier son ancrage local et son action sociale.  Au contraire, le nouveau propriétaire du club a vendu pour environ 40 millions d’euros de joueurs, les meilleurs joueurs quittant le club à chaque mercato (Steven Defour et Eliaquim Mangala à Porto pour 12.5 millions, Axel Witsel à Benfica pour 8 millions, Mehdi Carcela à Anzhi Makhachkala pour 9.1 millions, Christian Benteke à Genk pour 1.5 millions, Felipe Trevizan à Hanovre pour 2 millions, Mémé Tchite à Bruges pour 1.2 millions, Gohi Bi Zoro Cyriac à Anderlecht pour 2 millions) et n’a même pas investi 40% de cette somme selon les chiffres relayés par la presse (14 millions d’euros). Comme en témoigne la somme de 20 millions d’euros récemment retirée des caisses du club, ou le « salaire » mirobolant (de l’ordre d’un million d’euros l’an dernier et de deux cette année selon nos sources) que s’octroie Roland Duchâtelet via une de ses sociétés (car il y a bien UN gros salaire au Standard), ce dernier rembourse à grande vitesse son investissement de départ aux dépens de la qualité de l’équipe. Par ailleurs, les organes de décision s’éloignent du club et de Liège, en témoigne le licenciement de Pierre François remplacé par la holding ELEX ainsi que divers départs (moins médiatisés) au sein de l’Académie qui forme les jeunes joueurs. Enfin, et ceci est la conséquence de cette politique, le divorce entre le club et les supporters est grandissant.

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