Des socios rouches dès 2017 ? (DH – 17 juin 2016)

Bruno Venanzi et les initiateurs du projet se sont rencontrés et le projet avance !Un an jour pour jour après avoir racheté le Standard, Bruno Venanzi donnera une conférence de presse pour faire le bilan de sa première année de présidence et évoquer ses projets rouches. Le lendemain, le 25, les initiateurs du projet Socios ont programmé les assemblées générales ordinaires de l’ASBL Nous voulons acheter le Standard et de la société coopérative Socios-Standard.

Lors de sa prise de fonction, Bruno Venanzi avait annoncé vouloir ouvrir le capital du club aux supporters dans les trois à cinq ans. Mais cela pourrait finalement arriver… dans les deux ans. Des discussions ont eu lieu entre l’homme fort du matricule 16 et les responsables du projet Socios (imaginé en 2011 et lancé en 2013 avec le soutien de Réginal Goreux, notamment).

 

« Nous lui avons exposé notre projet et il s’est montré intéressé. D’ailleurs, il met les locaux du Standard à notre disposition pour les AG », explique Pierre Eyben, l’un des fondateurs et administrateurs de l’ASBL et de la coopérative. « Mais il veut faire les choses dans l’ordre. Il veut y voir clair dans les comptes, avancer dans le projet pour le stade, etc. Il est normal que cela prenne du temps. Mais l’objectif est de lancer le projet en 2017. »

Plus tôt que les trois ans minimum initialement prévus donc. Et si cela aboutit, que se passera-t-il exactement ? « L’idée est de signer un protocole d’accord entre Bruno Venanzi et nous », poursuit Pierre Eyben. « Le Standard et la coopérative lanceraient alors une levée de capital avec un minimum à atteindre et un maximum à ne pas dépasser. Ce n’est pas encore défini mais, par exemple, on pourrait se donner six mois pour récolter 1 à 3 millions €. »

Quel serait alors le rôle des socios ? « Nous ne nous occuperions pas de la gestion quotidienne. Nous ne serions par exemple pas impliqués dans les transferts, le choix de l’entraîneur, etc. Notre objectif est plutôt d’ordre philosophique. Nous voulons être les garants de certaines valeurs rattachées au club, comme l’importance d’être un club formateur, et être une interface entre les dirigeants et les supporters, en ayant par exemple un ou deux représentants au conseil d’administration. »

 

Ce dernier point fait partie des conditions posées par les socios pour s’engager dans le projet. Il y en a d’autres, comme celle d’être le premier partenaire en cas de revente du club. « Il y aurait deux options : soit on aurait la priorité pour racheter si on parvient à lever assez de fonds – mais c’est un montant énorme – soit on aurait l’assurance que nos parts seraient rachetées si l’acquéreur a un

e vision différente de la nôtre. »

Tout cela sera exposé lors des AG, qui seront aussi l’occasion d’une séance d’informations sur l’état d’avancement du projet. Un projet qui semble être de plus en plus réaliste et concret.

David De Myttenaere

Laisser un commentaire